14/01/2013

Des médicaments pour les malades

Hier soir le téléjournal nous apprenait - oh scandale ! - que des médecins vendaient des médicaments. Un représentant des pharmaciens expliqua les intérêts de sa corporation. Selon la tradition de son parti, un représentant du PLR défendit la corporation. 

Personne n'évoqua l'intérêt public. Les clients souhaitent avoir les médicaments qu'il leur faut quand il le faut et là ou il le faut, avec un minimum de chicanes, surtout lorsqu'ils ne sont pas en forme !

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19/12/2012

La FINMA et ses copains

La crédibilité de la FINMA, déjà bien entamée, vient de prendre encore un coup. 

À propos du LIBOR, elle conclut qu'UBS a gravement violé la législation suisse, par le biais notamment de services de la banque à Tokyo. Elle prend soin cependant de mettre hors de cause tout haut dirigeant de la banque d'alors. Mark Branson, qui dirigeait UBS Securities Japan à l'époque incriminée, et actuel chef de la division banques de la FINMA, n'a donc rien à voir avec l'affaire. Quelle chance. 

Il s'était certes récusé pendant cette procédure, mais cela suffit-il pour convaincre le public de l'impartialité de l'agence ? D'ailleurs un banquier qui a côtoyé les coupables pendant deux ans sans rien remarquer, est-il crédible comme surveillant de la bonne conduite des banques ? 

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12/11/2012

L'armée parlait quelle langue en 1932 ?

À la une de la Tribune d'aujourd'hui, Laurent Aubert parle de "l'éviction des Romands des postes de commandement…" de l'armée. On s'en souviendra lorsque le Conseil d'État, profitant de l'article 112.2 de notre nouvelle constitution genevoise, appellera l'armée pour maintenir l'ordre civil à Genève. Les Genevois auront à obéir à des ordres donnés en suisse-allemand.

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28/10/2012

Le conseiller fédéral veut des travailleurs mal formés

M. Schneider-Ammann veut restreindre l'accès à la maturité.  Que le prolétariat reste ignorant ! comme ça il sera sans doute plus malléable. 

Si les bacheliers peinent à trouver du travail, il serait plus utile de les former encore davantage plutôt que de les empêcher de se former. 

De toutes façons, l'éducation libère ; rendre les gens aptes au travail n'est qu'un bénéfice accessoire. L'éducation forme avant tout des citoyen-ne-s éveillé-e-s.

Comme disait l'autre, si vous croyez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance.

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16/10/2012

Les autorités s'interposent et s'imposent

Des électeurs genevois ont eu l'outrecuidance de signer des référendums qui s'opposent aux intérêts immédiats de la banque et de la finance genevoise. Les autorités font de sorte que les signatures validées arrivent en retard à destination, ce qui fait échouer les référendums. 

Méfiez-vous : la prochaine fois que les citoyens se montreront insoumis, les autorités risquent de suivre l'exemple de leurs prédécesseurs du18e siècle, proches comme aujourd'hui des banquiers et financiers, et de s'adresser à Berne pour que l'armée vienne restaurer l'ordre civil. Pour cela elles peuvent désormais s'appuyer sur l'article 112.2 de notre toute nouvelle constitution : " [Le Conseil d'État] peut solliciter l'appui de l'armée… à des fins civiles ". 

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10/10/2012

Un historien à la mémoire courte

À la radio suisse romande ce matin on a entendu un professeur d'histoire dire qu'il était inadmissible que des Grecs comparent l'Allemagne de Mme Merkel à l'Allemagne nazie. Le professeur manque de mémoire : pendant la 2e guerre mondiale l'Allemagne avait affamé la Grèce. Cela fut d'ailleurs la cause de la fondation de "l'Oxford Committee for Famine Relief", l'Oxfam d'aujourd'hui. Et maintenant la politique allemande affame de nouveau la Grèce. On peut comprendre que des Grecs fassent le rapprochement.

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25/09/2012

Des valeurs constantes

"Notre luxe et notre avarice, concentrant nos petites âmes dans la sphère étroite de l'intérêt particulier, ont détruit en elles l'amour de la justice"

Ainsi écrivit le pasteur Paul-Claude Moultou à Jean-Jacques Rousseau après la condamnation de l'Émile et du Contrat social par les autorités genevoises. Son observation va comme un gant aux banquiers suisses d'aujourd'hui, toujours à l'affût de resquilleurs du fisc d'autres pays et de détenteurs d'argent sale.

La citation est tirée de l'ouvrage de Guillaume Chenevière, Rousseau, une histoire genevoise (p. 159).

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14/09/2012

Faut-il jouer les retraites au Casino ?

Il y a belle lurette que tout le monde s'est rendu compte que les autorités fédérales, exécutif et législatif confondus, sont à la botte des banques et de la finance. Ce lobby a déjà poussé le bouchon trop loin, mais il s'acharne encore.

Les caisses de retraite des cantons sont parfaitement viables : les cantons s'engagent à verser les retraites. Ils sont tout à fait en mesure de couvrir ces dépenses courantes à partir du revenu courant des impôts, comme cela s'est toujours fait. La méthode est équitable, efficace et sûre - mais la finance n'y gagne rien. Il faut donc obliger les cantons à passer par le guichet des institutions financières pour se procurer des instruments financiers sorciers coûteux dont l'insécurité n'est plus à prouver, qui rapportent gros à leurs fournisseurs, dont des millions à certains de leurs employés individuellement. C'est une honte.

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13/09/2012

Pour Romney, l'argent n'a pas d'odeur.

On ne s'étonne pas que Crédit Suisse et UBS soutiennent Mitt Romney aux élections présidentielles étasuniennes. On s'étonne en revanche que le candidat accepte des subventions de ces deux entreprises et de certains de leurs employés (l'article de la Tribune du 13 septembre ne cite aucune femme parmi eux). L'inconduite des deux banques par rapport aux lois des États Unis, ainsi que de milliers de leurs employé-e-s de l'avis même de leurs employeurs, est notoire. M. Romney n'a-t-il aucune pudeur ? Ne craint-il pas au moins pour sa réputation ?

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01/08/2012

Ringarde, la morale de Calvin ?

Un employé du CSP a pris de l'argent de son institution et s'en est allé le jouer au casino, espérant ainsi rembourser son employeur et en tirer un bénéfice pour lui-même. Mais, ô malheur, il le perdit.

À l'UBS des employés prirent de l'argent de la banque pour le jouer au casino, autrement dit à la bourse, pariant dans le mauvais sens sur les actions Facebook. Mais, ô malheur, ils perdirent.

L'employé du CSP perdit 55'000,- à son employeur. Le CSP le renvoya et la justice le poursuit. Il fit pourtant preuve d'esprit d'entreprise et de goût du risque, des vertus prisées des fleurons de l'Économie suisse.

L'UBS perdit quelques 550'000'000 (environ), dix mille fois plus. Il semble qu'aucun employé n'ait été inquiété, et la justice ne s'intéresse pas à l'affaire.

Où sont les vraies valeurs ? À la Bahnhofstrasse ? ou à la Renfile ?

 

 

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25/07/2012

L'utopie néo-libérale, un château en Espagne ?

L'utopie néo-libérale s'observe à l'œuvre en Espagne. Elle donne des feux de forêt parce que les collectivités ne disposent plus des moyens d'entretenir les bois et en particulier de dégager les coupe-feu, et par manque de pompiers pour combattre l'incendie quand il éclate. Les petites gens perdent leurs biens dans les campings ou les maisons nichées dans les bois, mais cela ne gêne guère les riches dont les biens sont plutôt amarrés à Málaga.

En Espagne, un quart de celles et ceux qui souhaitent travailler ne trouvent pas d'emploi.

L'utopie néo-libérale vante les entrepreneurs, car ils sont censés être énergiques et innovants, toujours à l'affût de nouvelles possibilités. Eh bien, ils n'ont rien trouvé. Ces maîtres de l'efficacité, de l'exploitation de toute ressource, laissent à l'abandon l'énorme ressource que constitue le quart de la main d'œuvre du pays.

Les utopistes néo-libéraux, se disant soucieux du bien des générations futures, insistent qu'il ne faut surtout pas les charger du fardeau d'une dette. Or, ces générations futures seront libres de décider le moment venu si elles souhaitent s'en charger ou pas : libres à elles de la répudier comme l'ont fait tant d'États tout au cours de l'histoire. En revanche, ces mêmes utopistes chargent la génération future du fardeau immédiat et pesant du chômage : la moitié des jeunes espagnol-e-s sont sans travail. Les utopistes se moquent des générations futures.

À l'épreuve de la réalité, l'utopie néo-libérale s'avère moche et méchante.

 

 

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22/07/2012

L'armée suisse qui viendra au secours des genevois

 

L'armée suisse forme à la guerre en montagne des militaires russes. En contrepartie, l'armée russe forme des militaires suisses. L'armée russe est effectivement engagée dans une guerre de répression dans les montagnes du Caucase, avec son lot de tortures et d'autres atrocités. Voilà une conception originale de la neutralité suisse.

En tout cas, les Genevois-es, qui s'apprêtent à voter une nouvelle constitution qui prévoit à l'article 112 le recours à l'armée suisse pour maintenir l'ordre civil à Genève, sont prévenu-e-s.

 

 

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18/07/2012

Soyons honnêtes

J'ai signé les trois référendums de l'ASIN contre les traités fiscaux avec l'Allemagne, l'Autriche et le Royaume Uni. Non pas que je soutiens l'ASIN dans sa volonté de défendre une Suisse receleuse, mais au contraire pour m'opposer à la compromission par laquelle la Suisse cherche encore et toujours à offrir un vestige de couverture aux fraudeurs du fisc, aux pique-assiette qui veulent profiter des services de leur collectivité sans payer leur part.

 

 

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13/07/2012

Les exportations suisses se portent bien en Chine

 

Jeudi soir au téléjournal nous avons vu Johann Schneider-Ammann en Chine vanter tout sourire la compétitivité des exportations suisses. Il s'est étalé sur les vertus des la qualité suisse traditionnelle, mais il a soigneusement tu un facteur décisif : la subvention aux exportations que paient tous les habitants de la Suisse. Par le biais du franc maintenu à un niveau artificiellement bas ils paient trop cher tout ce qu'ils achètent. M. Schneider-Ammann avait raison de rester discret à ce sujet : d'une part cette intervention étatique dans le libre cours du marché contredit l'un des principes fondamentaux de son parti et d'autre part elle arrange à merveille les affaires de l'entreprise familiale de sa femme.

 

 

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02/07/2012

l'Etat fainéant

À la belle époque du secret bancaire, si l'on rapportait aux autorités qu'une banque suisse couvrait les activités délictueuses d'un-e de leurs client-e-s, les autorités répondaient que si on leur apportait la preuve que c'était vrai, elles iraient voir si c'était vrai.

Aujourd'hui, la presse rapporte qu'elle a retrouvé en Syrie des grenades suisses qui selon la législation en vigueur ne devraient pas s'y trouver, de surcroît fabriquées par une entreprise propriété de la Confédération elle-même. De nouveau, les autorités demandent qu'on leur donne la preuve que c'est vrai et elles iront voir si c'est vrai.

Lorsque l'ancien Parti radical exigeait "moins d'État" il n'avait pas tort, si le rôle de l'État n'est que d'aller faire en double ce que le privé a déjà fait. À quand une police qui nous dira "Vous avez été cambriolé ? Amenez-nous le cambrioleur et on ira voir si c'est le cambrioleur." ?

 

 

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