19/10/2011

L'Occident et l'Orient se rapprochent

D'après l'hebdomadaire anglais "The Economist" de cette semaine, en Chine les migrants de la campagne ont de la peine à obtenir des attestations de résidant en ville (hukou), même s'ils y habitent depuis plusieurs années. La plupart des administrations urbaines préfèrent ne pas les distribuer parce qu'elles s'engageraient par ce biais à fournir aux détenteurs la gamme complète de protections sociales.

Faut-il se réjouir que la Chine se rapproche ainsi de la pratique suisse ?

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17/10/2011

L'heure des systèmes d'échanges locaux est arrivée !

Les banques ont la capacité de créer de l'argent, et elles en usent libéralement pour des montants invraisemblables. Lorsque les affaires tournent mal, les gouvernements accourent à leur rescousse avec des sommes correspondantes en monnaie réelle aux frais des contribuables. L'apport de la Confédération - donc de nous toutes et tous - au sauvetage de l'UBS aurait payé douze fois la modernisation souhaitée du réseau CFF de l'entier de la région lémanique ; le montant engagé par les contribuables genevoises et genevois pour sauver la BCGe aurait déjà payé la moitié de cette modernisation. Non loin de chez nous, les créanciers réduisent la population grecque à la misère tandis les gouvernements versent des milliards à ces mêmes créanciers.

Les banques ont pris les collectivités publiques en ôtage ; pour reprendre le slogan du mouvement désormais international "Occupy Wall Street", les 1% tiennent les 99% contre rançon.

Or les 99% disposent aussi de moyens de créer de l'argent, dont notamment des Systèmes d'échanges locaux (SEL) : (www.sel-suisse.ch). Les gens s'échangent des biens et des services en les comptabilisant au moyen d'une unité de compte créée entre elles et eux indépendante du bastringue financier régi par les banques soutenues par l'État.

Les SEL, qui ont su s'attirer la sympathie narquoise de certaines et de certains depuis leur invention dans une ville autrichienne au cours de la dépression des années 1930, ont évidemment attiré les foudres plus éclatantes des grands intérêts financiers, dont les fractions parlementaires au service des banques. Ces milieux, lorsqu'ils ne font pas appel au mythe nostalgique devenu mensonge du monopole de l'État sur la création de monnaie, nous font la leçon sur l'obligation de payer ses impôts, soulignant que les SEL peuvent facilement la contourner (c'est le cas de citer le dicton "l'hypocrisie est l'hommage que rend le vice à la vertu"). En France, où la jurisprudence se développe, les règles de sujétion des SEL à l'impôt se mettent gentiment en place (voir l'article 'Système d'échange local' dans Wikipédia).

Actuellement des mouvements populaires quoiqu'encore embryonnaires qui contestent l'hégémonie de la finance prennent de l'ampleur ä Genève comme à Zurich et ailleurs. C'est le moment pour les SEL de sortir du folklore pour prendre leur place de plein droit dans la panoplie des instruments d'échange à la disposition des collectivités et notamment des groupement locaux.

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10/10/2011

Remettre la Grèce en marche

Le chômage en Grèce est de passé 16%, et de presque 33% chez les jeunes, d'après les chiffres officielles ; d'après une source syndicale grecque il serait de 23%, et de 40% chez les jeunes. Quel gaspillage ! Voilà une ressource abondante laissée en friche. Évidemment, elle travaillerait mieux si elle était pourvue de machines, d'outils, de formation, d'infrastructure physique et sociale, bref de capital.

Si l'on voulait aider la Grèce à se remettre en marche, mieux vaudrait lui fournir ce genre de capital, réel et productif, plutôt que de donner de l'argent à des banques d'affaires, des spéculateurs et des usuriers, généralement situés à l'étranger. D'ailleurs ces mêmes milieux financiers nous expliquent sans cesse que le taux d'intérêt sert à payer la prise de risque. Ils ont pris leur risque, ils ont été payés par l'intérêt qu'ils ont reçu, ils sont quittes. Que le soutien international se tourne désormais vers l'économie réelle.

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07/10/2011

La criminalité se rit des jours-amende

Une annonce pleine page du PLR dans la Tribune d'aujourd'hui nous le rappelle. Elle l'illustre par une photo d'un jeune "hoody" qui entre sans effraction dans un appartement qui semble se trouver à Paris. L'annonce aurait pu choisir une photo du compteur de vitesse d'une Bentley Continental qui roule à 325 km/h en Suisse, entre Coppet et Le Vengeron, car d'après la presse les chauffards se rient autant des jours-amende. En revanche les propriétaires de Bentley risquent d'avantage de voter PLR que les hoodies.

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04/10/2011

Que les femmes restent chez elles

La Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse, que préside Pierre Maudet, propose un service obligatoire à la collectivité qui pourra être civil ou militaire au choix. L'obligation de servir la collectivité selon une logique autre que celle du système de marché est une excellente idée. Mettre le service civil sur le même pied que le militaire revient à reconnaître enfin à sa juste valeur l'apport des civilistes à la société.

En revanche le projet refuse toujours l'égalité citoyenne aux femmes. Qu'en pensent-elles ?

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03/10/2011

Revoir la révision des comptes

L'UE réfléchirait à un meilleur contrôle du métier de réviseur de comptes. Selon une fuite rapportée dans l'hebdomadaire britannique The Economist cette semaine, le commissaire Michel Barnier envisage deux réformes particulièrement souhaitables.

D'une part, il propose d'obliger les entreprises à changer régulièrement de réviseur. Cela mettrait fin aux habitudes confortables, aux petits arrangements et aux copinages qui entament actuellement la confiance que les parties-prenantes - actionnaires et syndicats, par exemple - accordent aux comptes des entreprises. C'est normalement lors d'un changement de comptable, voire de réviseur, que les données douteuses se découvrent. C'est pour cette raison que le comptable qui a quelque chose à se reprocher est souvent modèle d'assiduité au travail, ne prenant pas de vacances et évitant de tomber malade.L'association suisse d'actionnaires "éthiques" Actares (www.actares.ch) défend déjà cette position en votant systématiquement lors des assemblées générales d'actionnaires contre la réélection illimitée des réviseurs.

D'autre part, il propose de séparer la révision proprement dite et les activités de consultation. Ces dernières servent entre autres à inventer les pratiques créatives que les réviseurs auront à contrôler par la suite. Mieux vaut donc pour la crédibilité des contrôles que les deux activités revinssent à des entreprises distinctes. Par ailleurs, le "consulting" étant plus rentable que la révision, les consultants ne vont pas chercher à mécontenter leurs clients lors des révisions. The Economist souligne que cette proposition aménerait la séparation en deux entreprises distinctes d'activités "excitantes et en croissance" - l'image virile est de l'hebdomaire ! - des autres qui sont terre à terre mais vitales pour le bon fonctionnement de l'économie.

Cela rappelle la séparation proposée entre la banque de détail et la banque d'affaires que défend également l'association de petits épargnants Actares : là aussi l'objectif est de protéger, contre les risques énormes de la haute voltige des banques d'affaires, les usagers des services quotidiens de paiement et de garde que fournissent les banques de détail et du même coup, comme nous l'avons bien assez vu, protéger les contribuables. D'ailleurs, la séparation nette entre les entreprises qui fournissent l'assurance santé de base et la complémentaire ressort d'une logique analogue. Si c'est une nouvelle mode qui se dessine, tant mieux pour nous.

 

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