14/05/2012

Mieux vaut être riche et en bonne compagnie …

 

Le long procès BCGe se termine enfin, mais en eau de boudin. Les deux réviseurs se sont arrangés et les responsables écopent de jours-amende avec sursis, tandis que les contribuables genevois continuent de payer les vastes dégâts de l'inconduite de ces messieurs. Comme d'habitude, le chef n'a rien vu et cela suffit à le disculper. À quoi ça sert alors, un chef ?

Après l'UBS où, malgré le refus des actionnaires de voter la décharge au conseil d'administration, tant la banque elle-même que les autorités fédérales ont refusé de leur faire un procès, qui s'étonnera ?

Le moindre voleur à la tire souffre des foudres de la police, de la justice et des gens bien-pensants, malgré qu'il n'extraie que des cacahuètes de votre poche par rapport à ce que la BCGe vous en a tiré, mais on ne se chicane pas entre gens de bonne compagnie.

Bref, si jamais vous ne vous en étiez pas encore rendu compte, il y a une justice pour les riches et une autre pour ... les autres.

 

 

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12/05/2012

La taille et son fermier

 

Le Conseil rejoint le moyen âge non seulement avec sa trouvaille de la capitation, soit d'un impôt d'un montant unique imposé à tout le monde. Il renonce en outre à confier la collecte de cet impôt aux autorités fiscales pour la confier à une entreprise privée, autrement dit à un fermier. Sous l'Ancien régime, les fermiers étaient des entreprises qui gagnaient un revenu en exploitant un gisement imposable.

Dans le cas du nouvel impôt suisse, Billag SA exercera cet office à but lucratif. Billag SA est filiale de Swisscom SA, entreprise cotée en bourse.

La Révolution française supprima la ferme en 1790, et en 1794 on guillotina 28 anciens fermiers généraux.

 

 

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11/05/2012

Le Conseil fédéral nous ramène au moyen âge.

 

Jusqu'ici, on payait une taxe pour recevoir les émissions de radio et de TV. Rappelons qu'une taxe est un paiement pour un service rendu. Celles et ceux qui ne recevaient pas ses émissions ne payaient donc pas la taxe.

Maintenant les autorités fédérales proposent de remplacer cette taxe par un impôt. Un impôt est un paiement obligatoire aux autorités publiques sans contrepartie directe. Sous le prétexte hors de propos que l'on peut aujourd'hui capter des émissions radio et TV sur des appareils autres que des radios et TV, on réintroduit le plus régressif et rétrograde des impôts qui soit : la capitation, un impôt d'un montant unique que tout le monde doit payer quelle que soit sa condition. Le président de Novartis comme le chômeur payera 400,-.

En France ce genre d'iniquité fut supprimé en 1789, à l'aurore de la Révolution. En Angleterre, Mme Thatcher provoqua sa propre chute, précédée d'émeutes, lorsqu'elle tenta de le réintroduire en 1990.

Pour dorer tant soit peu la pilule, les autorités proposent que certains miséreux, les bénéficiaires de rentes complémentaires, en seraient excusés. Mais du même coup elles proposent que tout entreprise d'un capital de moins de 500'000,- en serait aussi dispensée. Nous venons de voir la combine aux réserves défiscalisées que les grandes entreprises "remboursent" actuellement à leurs actionnaires au lieu de payer des dividendes imposables. Croyez-vous vraiment qu'aucune de ces entreprises ne détienne dans son escarcelle une filiale à moins de 500'000 francs ? Si elles n'en détiennent pas encore, elles sauront vite combler la lacune.

Refusons la capitation. L'impôt progressif est la base de toute fiscalité équitable.

 

 

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10/05/2012

Les copains d'abord

 

Le Conseiller fédéral Johann Schneider Ammann propose de nommer Roman Boutellier à un poste important dans son département. M. Boutellier est actuellement successeur de M. Schneider Ammann à la tête de ... l'Ammann Group. Cela confirme pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore remarqué que le Suisse devient de plus en plus une république bananière.

Pour enfoncer le clou, n'oublions pas que les autorités fédérales maintiennent un franc suisse sérieusement sous-évalué. Cela profite aux exportations de l'Ammann Group et d'autres entreprises du même genre - d'ailleurs M. Schneider Ammann fut président de Swissmem, association qui "regroupe des entreprises de l'industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux" - au dépens des consommateurs et consommatrices du pays, autrement dit de l'ensemble de la population car à cause du franc sous-évalué nous payons toutes et tous trop cher plus ou moins tout ce que nous achetons.

Autrement dit, la population tout entière est mise à contribution pour subventionner la rentabilité de quelques industries comme l'Ammann Group.

 

 

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