25/07/2012

L'utopie néo-libérale, un château en Espagne ?

L'utopie néo-libérale s'observe à l'œuvre en Espagne. Elle donne des feux de forêt parce que les collectivités ne disposent plus des moyens d'entretenir les bois et en particulier de dégager les coupe-feu, et par manque de pompiers pour combattre l'incendie quand il éclate. Les petites gens perdent leurs biens dans les campings ou les maisons nichées dans les bois, mais cela ne gêne guère les riches dont les biens sont plutôt amarrés à Málaga.

En Espagne, un quart de celles et ceux qui souhaitent travailler ne trouvent pas d'emploi.

L'utopie néo-libérale vante les entrepreneurs, car ils sont censés être énergiques et innovants, toujours à l'affût de nouvelles possibilités. Eh bien, ils n'ont rien trouvé. Ces maîtres de l'efficacité, de l'exploitation de toute ressource, laissent à l'abandon l'énorme ressource que constitue le quart de la main d'œuvre du pays.

Les utopistes néo-libéraux, se disant soucieux du bien des générations futures, insistent qu'il ne faut surtout pas les charger du fardeau d'une dette. Or, ces générations futures seront libres de décider le moment venu si elles souhaitent s'en charger ou pas : libres à elles de la répudier comme l'ont fait tant d'États tout au cours de l'histoire. En revanche, ces mêmes utopistes chargent la génération future du fardeau immédiat et pesant du chômage : la moitié des jeunes espagnol-e-s sont sans travail. Les utopistes se moquent des générations futures.

À l'épreuve de la réalité, l'utopie néo-libérale s'avère moche et méchante.

 

 

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22/07/2012

L'armée suisse qui viendra au secours des genevois

 

L'armée suisse forme à la guerre en montagne des militaires russes. En contrepartie, l'armée russe forme des militaires suisses. L'armée russe est effectivement engagée dans une guerre de répression dans les montagnes du Caucase, avec son lot de tortures et d'autres atrocités. Voilà une conception originale de la neutralité suisse.

En tout cas, les Genevois-es, qui s'apprêtent à voter une nouvelle constitution qui prévoit à l'article 112 le recours à l'armée suisse pour maintenir l'ordre civil à Genève, sont prévenu-e-s.

 

 

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18/07/2012

Soyons honnêtes

J'ai signé les trois référendums de l'ASIN contre les traités fiscaux avec l'Allemagne, l'Autriche et le Royaume Uni. Non pas que je soutiens l'ASIN dans sa volonté de défendre une Suisse receleuse, mais au contraire pour m'opposer à la compromission par laquelle la Suisse cherche encore et toujours à offrir un vestige de couverture aux fraudeurs du fisc, aux pique-assiette qui veulent profiter des services de leur collectivité sans payer leur part.

 

 

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13/07/2012

Les exportations suisses se portent bien en Chine

 

Jeudi soir au téléjournal nous avons vu Johann Schneider-Ammann en Chine vanter tout sourire la compétitivité des exportations suisses. Il s'est étalé sur les vertus des la qualité suisse traditionnelle, mais il a soigneusement tu un facteur décisif : la subvention aux exportations que paient tous les habitants de la Suisse. Par le biais du franc maintenu à un niveau artificiellement bas ils paient trop cher tout ce qu'ils achètent. M. Schneider-Ammann avait raison de rester discret à ce sujet : d'une part cette intervention étatique dans le libre cours du marché contredit l'un des principes fondamentaux de son parti et d'autre part elle arrange à merveille les affaires de l'entreprise familiale de sa femme.

 

 

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02/07/2012

l'Etat fainéant

À la belle époque du secret bancaire, si l'on rapportait aux autorités qu'une banque suisse couvrait les activités délictueuses d'un-e de leurs client-e-s, les autorités répondaient que si on leur apportait la preuve que c'était vrai, elles iraient voir si c'était vrai.

Aujourd'hui, la presse rapporte qu'elle a retrouvé en Syrie des grenades suisses qui selon la législation en vigueur ne devraient pas s'y trouver, de surcroît fabriquées par une entreprise propriété de la Confédération elle-même. De nouveau, les autorités demandent qu'on leur donne la preuve que c'est vrai et elles iront voir si c'est vrai.

Lorsque l'ancien Parti radical exigeait "moins d'État" il n'avait pas tort, si le rôle de l'État n'est que d'aller faire en double ce que le privé a déjà fait. À quand une police qui nous dira "Vous avez été cambriolé ? Amenez-nous le cambrioleur et on ira voir si c'est le cambrioleur." ?

 

 

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