25/09/2012

Des valeurs constantes

"Notre luxe et notre avarice, concentrant nos petites âmes dans la sphère étroite de l'intérêt particulier, ont détruit en elles l'amour de la justice"

Ainsi écrivit le pasteur Paul-Claude Moultou à Jean-Jacques Rousseau après la condamnation de l'Émile et du Contrat social par les autorités genevoises. Son observation va comme un gant aux banquiers suisses d'aujourd'hui, toujours à l'affût de resquilleurs du fisc d'autres pays et de détenteurs d'argent sale.

La citation est tirée de l'ouvrage de Guillaume Chenevière, Rousseau, une histoire genevoise (p. 159).

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14/09/2012

Faut-il jouer les retraites au Casino ?

Il y a belle lurette que tout le monde s'est rendu compte que les autorités fédérales, exécutif et législatif confondus, sont à la botte des banques et de la finance. Ce lobby a déjà poussé le bouchon trop loin, mais il s'acharne encore.

Les caisses de retraite des cantons sont parfaitement viables : les cantons s'engagent à verser les retraites. Ils sont tout à fait en mesure de couvrir ces dépenses courantes à partir du revenu courant des impôts, comme cela s'est toujours fait. La méthode est équitable, efficace et sûre - mais la finance n'y gagne rien. Il faut donc obliger les cantons à passer par le guichet des institutions financières pour se procurer des instruments financiers sorciers coûteux dont l'insécurité n'est plus à prouver, qui rapportent gros à leurs fournisseurs, dont des millions à certains de leurs employés individuellement. C'est une honte.

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13/09/2012

Pour Romney, l'argent n'a pas d'odeur.

On ne s'étonne pas que Crédit Suisse et UBS soutiennent Mitt Romney aux élections présidentielles étasuniennes. On s'étonne en revanche que le candidat accepte des subventions de ces deux entreprises et de certains de leurs employés (l'article de la Tribune du 13 septembre ne cite aucune femme parmi eux). L'inconduite des deux banques par rapport aux lois des États Unis, ainsi que de milliers de leurs employé-e-s de l'avis même de leurs employeurs, est notoire. M. Romney n'a-t-il aucune pudeur ? Ne craint-il pas au moins pour sa réputation ?

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