04/05/2014

Vite ! à la Bastille

Si l'on veut embastiller quelqu'un en Suisse, il suffit que les services secrets d'un État étranger refilent quelques renseignements aux autorités et la Confédération s'en charge. Ainsi deux habitants de Bâle se retrouvent condamnés grâce aux informations - secrètes, dont on n'en sait rien donc - fournies par un État anonyme qui nous veut du bien.

Et on prétend que la Suisse est un État de droit. L'ASIN se tait ; elle qui refuse les juges étrangers semble n'avoir rien contre les indics étrangers.

Les défenseurs des deux condamnés envisagent de porter l'affaire devant le Tribunal fédéral. C'est la moindre des choses, et au besoin devant la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg.

17:48 Publié dans Air du temps | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook

Commentaires

le problème est plutôt que nos services secrets n'ont pas le droit d'écouter ce genre de racaille à cause des pressions socialistes. Là est le vrai et le seul scandale...

Écrit par : Géo | 04/05/2014

Les défenseurs des deux condamnés envisage de porter l'affaire devant le Tribunal fédéral. c'est leur droit. La Confédération arrête deux personnes suspectées d'activités en relation avec le terrorisme, c'est son devoir. La Suisse est un état de droit, mais le droit de mettre en danger la vie d'autrui en s’adonnant à des activités terroristes ne fait pas encore partie des droits accordés à ses habitants qui plus est sont au bénéfice d'un autre droit, celui de l'asile qui théoriquement devrait bénéficié à des personnes menacées. En l'occurrence se sont des personnes menaçantes qui en profitent. Quand au secret de la procédure il est évident qu'il doit être préservé. Les indics étrangers sont indispensables au bon fonctionnement de la police secrète. Les indics suisses sont eux aussi utiles aux polices étrangères même s'ils sont des étrangers pour les pays qu'ils informent. C'est "l'internationale" des indics. Vu sous cet angle la chose devrait vous convenir.

Écrit par : norbertmaendly | 04/05/2014

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