19/11/2014

Les mendiants et leurs chameaux

Les mendiants chez nous manquent d'imagination. Selon le China Daily du 22 octobre, dans plusieurs villes de Chine des mendiants s'accompagnent de chameaux mal-nourris et mal en point. Les chameaux se tiennent même à genoux, une position qui leur est inconfortable à tenir. 

 

Il paraît que cela suscite une sympathie accrue de la part des passants, qui ouvrent d'autant plus leur porte-monnaie. Mas cela suscite en même temps la colère des défenseurs des animaux, qui existent en Chine comme ailleurs.

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10/11/2014

ECOPOP : lisez-le avant de voter

Avez-vous bien lu l'initiative Ecopop ? Elle dit à son para. 1.2 :

La part de l'accroissement de la population résidant de manière permanente en Suisse qui est attribuable au solde migratoire ne peut excéder 0,2 % par an sur une moyenne de trois ans"

On nous raconte sans arrêt que cela limiterait l'immigration en Suisse à 17'000 personnes par an. Cela correspond à 0,2 % de la population totale de la Suisse, non pas à 0,2% de l'accroissement de la population. D'ailleurs, la population de la Suisse hors solde migratoire a diminué de 14'000 personnes par année en moyenne sur les trois ans 2011-2013. Autrement dit, l'initiative exige la cessation de toute immigration.

 

On prétend qu'en allemand l'initiative dit autre chose, mais les romands sont appelés à voter sur le texte tel qu'il figure en français dans la brochure officielle distribuée par la confédération.

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05/11/2014

À Shanghai le marché combat les embouteillages

Que faire pour remédier aux embouteillages ? Shanghai a trouvé une parade dans l'économie de marché. Chaque mois, les autorités municipales fixent le nombre de nouvelles plaques d'immatriculation que peut supporter l'infrastructure routière, qui est par ailleurs en constante amélioration. Le nombre tourne autour de 8000 nouvelles plaques par mois, par rapport à un total d'environ 3 millions de véhicules sur les routes de cette ville de 24 millions d'habitants. Les plaques sont mises aux enchères sur internet. Le prix d'une plaque tourne autour de CHF 13000. Une fois acquise elle est valable indéfiniment. Son propriétaire peut la revendre librement.

On croirait cette solution idéale pour Genève, si profondément enracinée dans l'économie de marché. Bizarrement, lorsque je l'évoque autour de moi mes interlocuteurs même de la droite libérale s'avèrent réticents, arguant que la méthode est injuste parce qu'elle privilégie les riches. En effet, mais c'est là l'essence même de l'économie de marché tout entière.

Or, selon les autorités de Shanghai, le revenu provenant de la vente de plaques - qui frise le milliard de CHF par année ! - sert notamment à financer les transports publics, qui sont de très bonne qualité : l'offre s'étend des vélibs au train à lévitation magnétique.

Si on n'aime pas le marché libre, on peut se tourner vers la variante de Beijing. Comme à Shanghai, le nombre de plaques y est limité en fonction de la capacité de l'infrastructure (et de la pollution de l'air, qui est un fléau à Beijing), mais elles sont distribuées non par enchères mais par loterie. Les Chinois trouvent cependant que cette méthode est moins efficace et moins équitable que le marché.

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