24/11/2015

Faut pas croire que personne n'écoute les émissions religieuses

Au moment où les conflits religieux répandent le sang partout dans le monde on veut faire taire le débat d'idées pour ne laisser parler que les armes. Bouchons-nous les oreilles ! 


La Suisse est multiculturelle et multiconfessionnelle. Elle n'ignore pas les conflits, ayant notamment subi une guerre civile à tonalité confessionnelle. L'expérience nous a donc déjà démontré donc que l'entente au sein de la commune patrie doit se cultiver consciencieusement et sans relâche (le Général Dufour se servit de la phrase 'la commune patrie' en précisant son intention à la veille de la Guerre du Sonderbund). 

Cela exige notamment un support neutre et fiable en mesure d'organiser des débats ouverts et loyaux : c'est le rôle par excellence de la radio et de la télévision de service public. Ces débats doivent toucher le grand public au-delà des seuls fidèles. Dans un courriel aux membres du comité des Chrétiens de Gauche Romands, Gilles Marchand, directeur de la RTS, reconnaît que le fait religieux et ses multiples expressions méritent d’être décryptés et commentés et qu'il faut convenir de la meilleure manière de le faire sur des grilles de programmes généralistes. 

 Mais, ajoute-t-il, il faut le faire dans un contexte économique fortement dégradé. En effet, le défi dépasse la seule RTS. C'est le politique qui n'est pas à la hauteur de ses responsabilités. Le rôle du politique est de définir la mission de l'État et de lui assurer les moyens nécessaires à son accomplissement. Or la mode actuelle sous l'impulsion des partis de droite est inverse : avant tout restreindre les moyens de la collectivité et ensuite seulement décider comment distribuer les sous insuffisants qui restent. 

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Commentaires

Monsieur Dommen,


Dans les années septante, à la radio comme à la télévision, Lausanne et Genève, il y avait des débats ouverts, généreux, passionnés avec participation téléphonique des auditeurs... de pas ou fort peu censurés puis, hélas! à trop et de plus en plus censurés.
Avec évidence.

Débats religieux, autres domaines, à des heures de grande écoute soit après supposées "rentrées du culte ou de la messe"! le dimanche jusqu'à l'heure du repas ou le soir non à l'heure où les gens qui devaient se lever tôt devaient aller se coucher de bonne heure mais après les nouvelles du soir. De même, on a remarqué que les journaux, les quotidiens tels 24heures peu à peu ont cessé d'apporter à leurs lecteurs des articles religieux profonds, sérieux voire fouillés... puis, sur blogs, les attaques en règle concernant les religions, toutes les religions! ensemble de "fabliaux" (pour demeurer extrêmement modérée)!

Avec l'énigme suivante: les pasteurs, rabbins ou prêtres, ceux qui lisent les journaux courants, ne peuvent ignorer ces incessantes attaques en règle de leur foi, foi qui devrait être une.

Comment interpréter leur silence, en ce cas, pour une fois, "à l'unanimité"?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 24/11/2015

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