Jaw jaw is better than war war

Michael Møller, le récent directeur de l’Office des Nations unies à Genève, propose d’associer l’industrie du tabac aux débats onusiens pour limiter les dégâts du recours au tabac. Sa proposition est accueillie avec effroi.

À une certaine époque, le Norvégien Johan Galtung, premier professeur au monde d’études pour la paix, occupait un poste à l’UNRISD (Institut de recherche des Nations unies pour le développement social, alors au Petit-Saconnex). Il en profitait pour servir d’aiguillon à des débats parmi les fonctionnaires de l’ONU sur des questions de fond. À l’époque il était question de comment s’attaquer au commerce de la drogue. Les narcotraficants connaissent les rouages de leur métier mieux que quiconque ; si l’on veut prendre des mesures efficaces pour restreindre ce commerce, mieux vaut consulter les experts, conseillait Johan Galtung. Son conseil fut accueilli avec effroi.

Pourtant l’expérience a prouvé depuis lors qu’il eût mieux valu l’écouter que de subir l’interminable fiasco de la Guerre contre la drogue.

Churchill disait « Jaw jaw is better than war war. » ( discuter vaut mieux que guerroyer)

Commentaires

  • Bon, y'a expert et expert.
    Si vous consultez les experts officiels de l'industrie du tabac sans les confronter à ceux qui mettent en doute leurs études on ira nulle part.
    Qui sont les experts en matières de drogues ? Les seuls un peu sérieux que je vois c'est l'équipe à Ruth Dreifuss, Kofi Annan, Richard Branson and Co qui ont tenté avec plus ou moins de succès de faire comprendre aux gouvernements que la criminalisation de la consommation n'était pas la bonne voie.

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