Le marché marche ; il peut même voler

Si les liaisons aériennes sont importantes pour la Genève internationale et pour l’économie, des entreprises de transports aériens s’empresseront de répondre à la demande. Aucune raison de subventionner les fournisseurs actuels s’ils ne sont pas en mesure de concurrencer les nouveaux candidats qui ne manqueront pas de se  manifester. C’est le b-a ba de l’économie de marché.

Le marché peut même tenir compte de l’environnement, à condition de respecter la vérité des prix. Actuellement l’aviation est largement subventionnée en ce qu’elle impose une part de ses coûts à des tiers sans demander leur accord. Si le prix du carburant incorporait ces coûts selon le principe pollueur-payeur le marché serait plus efficace. Calvin, qui habitait Genève bien avant l’aéroport, disait déjà que tous moyens dont nous usons pour nous enrichir au dommage d’autrui doivent être tenus pour des vols.

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Commentaires

  • S'il n'y avait que les compagnies aériennes qui volaient... Comment se fait-il que les entreprises qui profitent le plus de la fermeture obligatoire des petits commerces soient des multinationales du commerce en ligne? Ces dernières engagent à tour de bras (mais à quel tarif) tandis que les petits commerces sont obligés de mettre leurs employés au chômage partiel ou de licencier du personnel, faute de demande, en attendant de devoir mettre la clé sous le paillasson quand il faudra rembourser les prêts-relais? Le tout organisé par l'État sous prétexte de Coronavirus!

  • Parlez-vous du traquenard (ou optimisation fiscale - sachant que le pays hôte de telles stés privées ne saurait être vu sur liste noire des paradis fiscaux - il est de ces royautés qui obligent, n'est-il pas?)

    des taxes aéroportuaires, ou "impôts publics" selon les termes d'Easy-jet, sté British qui n'en paye aucun nulle part
    mais fait payer une taxe aéroport sur chacun de ses billets vendus en départ/arrivée sur sols CH ou FR en aéroports régionaux, qui pour certains (effectif pour Bâle - quid de GVA Airport?) versent des subventionnements à cette société pour l'y voir lander sur leur tarmac.

    Comment nos exécutifs politiques justifient leurs décisions de telles aides/ financées par la Suisse/ses contribuables, à ces systèmes-fossoyeurs d'emplois dans le commerce aéronautique que sont ces low-cost Ryan Air, Easy-Jet and so on?

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