Naufrage et marée noire à l’île Maurice

Le Wakashio, vraquier battant Pavillon panaméen, propriété d’une société japonaise, s’est échoué sur le récif devant Pointe d’Esny, une petite station balnéaire de l’île Maurice appréciée de nombreux touristes,  suisses entre autres. Le naufrage provoque une marée noire qui menace non seulement cet atout touristique actuellement au repos à cause de la pandémie, mais plus fondamentalement la réserve naturelle que constitue le lagon.

Ce naufrage évoque deux scénarios dans un esprit tordu comme le mien.

D’une part, certains rapports disent que le navire s’est échoué parce que l’Île Maurice se trouvait sur le chemin le plus court vers sa destination. Cela rappelle le naufrage en 1761 de l’Utile, frégate de la Compagnie française des Indes orientales, sur l’île que l’on nommera Tromelin par la suite. Le capitaine du navire, pressé d’atteindre sa destination, avait décidé d’ignorer les mises en garde qu’une île se trouverait sur son chemin le plus court. Lisez Les naufragés de l’Île Tromelin, d’Irène Frain, 2009.

D’autre part, des membres de l’équipage du Wakashio disent qu’ils fêtaient l’anniversaire de l’un des leurs au moment de l’accident. « On faisait la fête » a servi d’excuse à d’innombrables naufrages dans l’océan pacifique de navires qui par hasard arrivaient au bout de leur utilité commerciale. L’épisode du Wakashio y ajoute une jolie touche actuelle : son équipage cherchait une liaison internet.

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